Portrait

L’oeuvre de Nicole Fellous s’enracine dans son enfance passée dans une ville côtière de Tunis où elle a vécu jusqu’à l’âge de 15 ans. Son héritage tunisien se révèle et s’incarne dans la luminosité de ses dessins écrans, dans ses volumes tissés en fil. Sa fascination pour la lumière et la transparence a été nourrie par la luminosité de sa ville natale, par la blancheur de son architecture , par le jeu d’ombres portées des éléments décoratifs, tels que des balcons sur les murs, par des moucharebiehs.

C’est avec le fil de maillechort que Nicole Fellous tente de transcrire l’insaisissable. Devant la série des structures accrochées au mur, l’oeil du spectateur suit les traits du fil qui se prolongent jusque dans les ombres portées sur le mur.

Chaque oeuvre donne naissance à une autre et souvent, une nouvelle série est entamée alors que la précédente est toujours en cours.

Dans la série des Gerbes la construction est composée d’une accumulation de tiges de fil qui prennent leur envol et prolongent leur trajectoires.

Les Déploiements sont élaborés à partir de cubes de fil qui s’emboîtent et s’étirent comme si l’artiste démêlait les fils pour les laisser se développer dans l’espace.

Dans la série Dessin-Écran, Nicole Fellous se promène avec un appareil photo et capte des réalités dans son environnement. Sols, herbe, branches retiennent son attention. À l’atelier, après avoir sélectionné des photographies pour leur qualité de graphisme et de lumière, elle photocopie à répétition jusqu’à la décomposition de l’image. Celle nouvelle image va rentrer dans une boîte. Retravaillées, l’image devient une trame, une écriture graphique.

Cette trame d’arrière plan est ensuite voilée par une tarlatane tendue sur la caisse. Avec un crayon graphite, elle redessine les traits des points pour créé un jeu de transparence qui incite le spectateur à se déplacer pour voir l’image dans sa totalité.

Dans les séries les plus récentes, Structure organique, Disparition, Séparation. L’élaboration de la forme naît d’accumulation de petites constructions en fil, géométriques. Celles-ci crée un effet visuel et sensoriel. Dans Disparition, l’artiste fait disparaître certaines parties de l’oeuvre en les peignant en blanc, seules les ombres portées rappèlent leur présence. Dans Séparation l’artiste coupe l’oeuvre en deux, faisant apparaître un nouvel espace.

Certaines qualité inhérentes à l’art de Nicole Fellous s’apparent à des problématiques formelles explorées par de nombreux sculpteurs depuis le début du 20ème siècle.

L’artiste a observé les oeuvres de Pablo Gargallo, Smith Jacobsen, les oeuvres cinétiques de Jesus Rafael Soto, les constructions en hêtre et fil d’Isabelle Walberg. La rencontre avec l’artiste brésilienne Lygia Clark et son enseignement sensoriel, corporel et collectif sont de première importance.

Diana Quinby


Engagement & éveil culturel

INSTITUT DE TRAVAIL & DE RECHERCHE SOCIALE DE MONTROUGE

Direction d’une équipe pluridisciplinaire dans le cadre de la formation diplomante pour la mise en place d’ateliers de création (petite enfance, handicapés, femme en prison, mal entendants….)

ASSOCIATION ENFANCE ET MUSIQUE DE PANTIN

Mise en place et animation d’ateliers de recherche et de transmission dans le cadre de la formation continue du personnel travaillant auprès de l’enfant de 0 à 3 ans et de sa créativité.


Formation

Formation : École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs

Atelier Sculpture métal d’Emmanuel Auriscoste

Atelier d’Arts plastiques de Martial Raysse

Paris Sorbonne Saint Charles Lygia Clark

Résidence d’artistes Cité Internationale des Arts à Paris